Vols à l’arraché, agressions avec armes blanches : Quand le couvre-feu devient le terreau fertile des agresseurs !

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Depuis la restauration de l’état d’urgence sanitaire assorti de couvre-feu, dans les régions de Dakar et de Thiès, les citoyens font face à d’énormes problèmes dans les transports en commun.

À certaines heures, toutes les artères sont bouchées avec des embouteillages monstres au moment où d’autres choisissent la marche pour espérer aller plus vite et rentrer chez eux avant 21 heures, heure d’entrée en vigueur du couvre-feu.

Des moments propices pour les agresseurs pour sévir. Armés de coupe-coupe ou de couteau machette, ils frappent fort leurs victimes pour leur arracher leurs biens.

Il est vrai que lors de la première phase du couvre-feu, le niveau de criminalité avait fortement baissé. Du moins, si l’on se base sur les chiffres publiés par la police et la gendarmerie.

Sur la même lancée, cela devrait être le cas pour la saison 2 du couvre-feu, même si la mesure ne concerne pour le moment que les régions de Dakar et de Thiès.

Et pour cause, les populations ne circulant plus à certaines heures, difficile pour les voleurs et agresseurs de sévir, surtout que la majorité des quartiers sont pris d’assaut par des éléments des forces de police et de la gendarmerie.

Seulement, pour cette-fois, les agresseurs semblent s’adapter à l’heure du couvre-feu. Dakar et ses nombreuses difficultés en termes de transport, pousse nombre de citoyens à préférer la marche pour espérer rentrer chez eux plus tôt.

D’autres, même s’ils sont à bord de véhicules de transport ou dans leurs propres voitures, ne roulent pas trop vite à cause des nombreux embouteillages. Des moments que choisissent les faiseurs de mal tapis dans l’ombre pour sévir.

À bord de scooters, à pieds et armés de coupecoupe et/ou de couteaux, ils n’hésitent pas frapper fort. Souvent, ils blessent. Ils font peur et ne se focalisent que sur de probables victimes considérées proies faciles.

Ceux qui marchent font souvent les frais de ces bandits des grands chemins. Entre sacs et portables, ils sont dépouillés de leurs biens. Ceux qui sont dans leurs voitures sont surpris lorsque leurs portières s’ouvrent avec une réelle violence. Dans les transports en commun, c’est le terrain de prédilection des pickpockets. D’après plusieurs témoignages, ces faits sont très courants à plusieurs endroits des axes routiers situés entre Colobane et l’autoroute menant vers la Patte d’oie.

Mais aussi, sur l’axe Patte – d’oie – rond-point Case-bi en allant vers les Parcelles Assainies et Guédiawaye. Du côté du rond-point de Liberté 6 comme sur l’axe qui mène vers Yarakh aussi.

Des zones où les embouteillages sont légion avec un nombre impressionnant de personnes qui cherchent à rejoindre leurs domiciles respectifs, surtout du côté de la banlieue dakaroise. Ce qui veut dire que les forces de l’ordre devront encore se montrer beaucoup plus vigilantes, même s’il faut reconnaître qu’elles jouent un rôle incontournable dans la lutte contre le banditisme à toutes les échelles.

Pour le moment, les agresseurs s’adaptent à l’heure du couvre-feu et les plus malchanceux parmi eux, n’échappent pas à la vindicte populaire lorsqu’ils sont rattrapés et saisis par la foule.

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