Pressentie présidente de l’Assemblée: 33 députés de BBY ont contesté le choix porté sur Mimi Touré

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La bataille pour le perchoir promet d’être rude au sein de la coalition Benno Bokk Yaakar. Un nombre de 33 députés de la coalition présidentielle contesterait le choix de Mimi Touré à la tête de la présidence de l’Assemblée nationale. Les contestataires ont évoqué les multiples échecs de Mimi Touré et la chute libre du nombre de députés obtenus à la 14e législature. Très frustrés, ils accuseraient Mimi Touré d’être la cause de ces mauvais résultats. BBY, relève la source, est partie de 125 députés en 2017 à 82 députés en 2022.

L’installation du bureau de l’Assemblée nationale, prévue ce lundi, risque de révéler des surprises dans le camp de Benno Bokk Yaakar. Malgré le fait que cette coalition était en conclave pour arrondir les angles et se conformer sur des préalables, des députés au nombre de 33, contesteraient le choix porté sur Aminata Touré à la tête du perchoir.

Les contestataires ont évoqué, d’après la source, les multiples échecs de Mimi Touré, investie comme tête de liste dans différentes élections. Les 33 députés protestataires estimeraient que depuis 2012, Mimi Touré a été toujours servie. Mais, sans base politique solide, elle n’a jamais gagné dans son fief. Investie à Grand-Yoff, elle a perdu lamentablement et de façon ridicule. Et, la source est d’avis que c’est cette débâcle qui aurait, d’ailleurs, précipité son départ de la Primature.

Après ce revers, la coordonnatrice nationale de BBY aux élections législatives du 31 juillet dernier, avait changé de base politique. Destination Kaolack, sa ville natale. Malheureusement, regrettent-ils, Mimi Touré n’a encore rien gagné dans son Kaolack natal.

Ainsi, la source précise que les 33 députés qui contesteraient sa désignation, indiquent que Mimi Touré a récolté les trois pires résultats de la coalition Benno Bokk Yaakaar. Cette coalition présidentielle est partie de 125 députés en 2017 à 82 députés en 2022. Et son échec dans la conquête des suffrages aux dernières élections législatives, est sans équivoque. Donc, relève la source, Mimi Touré, considérée comme une « looser », ne devrait plus être dans la catégorie des prétendants au siège de la présidence de l’Assemblée nationale.

Malgré des tractations et un travail de rapprochements engagés au sein de Bby, ces contestataires refuseraient de céder à une parcelle de leur conviction. Ils menaceraient également d’opposer un veto à la désignation d’Aminata Touré à la tête du perchoir.

 

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