Il ressort des débats d’audience que Mamadou Diallo alias ‘’Mamadou Bara’’, avait encaissé l’argent d’Adama Cissé et de Marième Ndoye. Deux dames à la recherche de chambres à louer. Elles lui avaient été présentées par un courtier. Après avoir visité la maison sise à Ngor dont Mamadou Diallo dit être le propriétaire, les deux plaignantes ont versé, l’une 150 mille et l’autre 60 mille francs CFA. Vint le jour où elle devait déménager.

Adama Cissé raconte qu’elle n’a pas pu accéder à la maison et Diallo est resté injoignable. Et les faits datent d’il y a trois ans.

Il ressort également de la procédure que la maison n’appartient pas au prévenu. Mais il a juré que l’immeuble lui a été cédé par l’épouse de son défunt frère, à 55 millions F CFA. Invité par la juge à présenter un titre de propriété, Mamadou Diallo a soutenu que le village de Ngor détient un titre foncier global et qu’il n’a pas encore procédé à la régularisation.

Mamadou Diallo a aussi été jugé pour complicité de dépôt de gravats et injures. Il a reconnu à moitié les faits. A l’en croire, c’est lui qui a mandaté le charretier pour qu’il dépose les gravats sur la plage. Avant de se précipiter pour dire que c’était uniquement pour deux ou trois jours.

Sur le PV de police, le maire de Ngor a souligné que le prévenu est un coutumier des faits. Il a raconté aux enquêteurs qu’à chaque fois qu’il prend l’initiative de nettoyer la plage, il se heurte toujours à l’entêtement de Mamadou Diallo. En plus de son refus, il l’a injurié. Ce que le mis en cause a aussi contesté.
Le tribunal, après l’avoir relaxé du chef d’injures, l’a reconnu coupable des autres chefs. Mamadou, qui est placé sous mandat de dépôt depuis le 27 janvier, a écopé d’une peine d’un mois ferme de prison.