Nouveau Code de la presse: Le piège d’un musellement en règle !

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Le president de République a fait des promesses pour l’entrée en vigueur du  nouveau Code de la presse.

Une décision salutaire car celle-ci donne suite à une vieille doléance des journalistes et professionnels de la communication.

Notamment, en ce qui concerne l’assainissement du secteur qui a accueilli ces dernières années, des cartouchards à l’université, des profanes et autres brebis galeuses.

Mais au regard du dilatoire noté entre la rédaction du projet de loi, son adoption à l’assemblée nationale, sa promulgation et son décret d’application tant attendu, il y’a lieu de s’inquiéter pour la liberté de presse.

À l’horizon, c’est une presse aux ordres de l’exécutif qui se dessine, surtout en perspective de 2024.

La répartition de l’aide à la presse et les critères d’éligibilité des organes bénéficiaires  qui ont prévalu depuis 2012, sont assez édifiants pour s’attendre à un apprivoisement.

S’il est vrai que les termes de référence et le cahier des charges incluent la suppression des délits d’opinion et l’abrogation de l’article 80.

Lequel consacre le délit d’ « offense au chef de l’état », il n’en demeure pas moins que jusque-là, la liberté de la presse court le risque d’être hypothéquée. C’est d’autant plus préoccupant que tout a été fait avec la complicité d’un groupuscule d’acteurs regroupés dans le syndicat, le Cored et les associations de la presse en ligne.

Selon certains observateurs, la mise en œuvre du nouveau Code de la presse devra logiquement être accompagnée d’un renouvellement de ces instances sensés défendre les intérêts de la presse.

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