Démantèlement du parti Pastef: La police scientifique mise à contribution

234

La stratégie, mise en place par la police nationale pour prévenir d’éventuelles troubles à l’ordre public, consiste à effectuer une patrouille cybernétique. Mais pour certains observateurs, c’est aussi une atteinte aux libertés. Notamment le droit des citoyens à s’exprimer librement sur la marche de leur pays et la violation de leurs données personnelles.

Ainsi, des investigations sont menées sur la toile par une équipe spécialisée afin de déceler et analyser des publications et autres actions ayant pour objet de compromettre la paix sociale.

Quid de la légalité de cette technique ? Pour ce technicien du droit que L’Observateur a approché et qui a gardé l’anonymat, cette méthode est tout a fait légale. « C’est tout à fait logique et normal pour préserver la paix sociale et l’ordre public. C’est tout à fait légal, si cela va dans le sens de préserver l’ordre public. Ce sont des actions préventives. Cela fait partie des techniques d’investigations pour mettre la main sur des délinquants ou d’éventuels fauteurs de trouble. La police change de méthode. Les délinquants utilisent les réseaux sociaux. Il faut aussi qu’elle infiltre les réseaux sociaux pour pouvoir mettre la main sur eux. Elle ne va pas rester sur ses méthodes classiques. Autant les délinquants raffinent leurs systèmes, autant la police doit les suivre dans leurs stratégies. C’est tout à fait normal qu’elle puisse anticiper sur certaines actions. Il y va de l’ordre public, de la sécurité de ce pays. Si on laisse ces gens envahir l’espace, c’est fini et c’est ce qu’il faut éviter », analyse un avocat qui a requis l’anonymat. Selon lui, à côté de la légalité, la méthode d’investigation du FBI pour mettre la main sur les auteurs de l’attaque du Capitole le 06 janvier dernier constitue une jurisprudence. « Le FBI devait anticiper et c’est là qu’il a failli, poursuit le juriste. Ce qui est arrivé le 6 janvier a été un défaillance de la prévention. Le FBI a même reconnu son erreur. Il avait sous estimé les messages envoyés dans les réseaux sociaux. Pour rechercher les véritables auteurs, ils ont envahi les réseaux sociaux pour capturer les messages envoyés et remonter jusqu’aux responsables ».

 

Comments are closed.