Changements climatiques: « Penccum climat » pose le débat autour des défis à relever

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En 2015, le monde s’était réuni à Paris pour la COP 21. Cette année, la rencontre va aboutir à l’adoption des «Accords de Paris». À l’instar de nombreux pays du monde, le Sénégal avait approuvé ces textes et s’engageait à : réduire de 7 % sans condition et de plus de 29 % sous certaines conditions ses émissions de gaz à effet de serre, d’ici 2030 et à améliorer la résilience de huit secteurs stratégiques de développement vulnérables au changement climatique.
C’est dans cette optique que l’Alliance des acteurs et métiers des énergies au Sénégal (AMES) a souhaité apporter sa contribution dans cette ambition du Sénégal à réduire ses émissions de gaz à effet de serre.
Ainsi, un dîner-débat a été organisé le jeudi 17 novembre. Cette initiative, qui s’intitule «Penccum climat», se veut être un cadre de discussions et de propositions de solutions contre les effets du changement climatique. Cette première édition s’est tenue en présence du directeur exécutif de l’AMES, Daniel Vidal, et du représentant de la Direction de l’Environnement et des Établissements classés du Sénégal (DEEC), Abdourahmane Ndour. Ce dernier a présenté un exposé sur les enjeux et les défis du changement climatique au Sénégal.

Dans sa présentation, le spécialiste est revenu sur les causes multiples du changement climatique à l’exemple des progrès scientifiques, technologiques  et la course au développement. Abdourahmane Diouf a affirmé que les conséquences du réchauffement toucheront 70 % des femmes.
Concernant les défis, M. Diouf a rappelé l’impérieuse nécessité du respect des Accords de Paris de 2015 ratifiés par le Sénégal en 2016.
Par ailleurs, le représentant de la DEEC a préconisé l’adaptation à travers la mise en place de mesures pour accroître la résilience des écosystèmes et des populations face aux impacts de la variabilité et du changement climatique.
Autre point abordé, et non des moindres, la question du financement promis aux États africains pour tenter d’atténuer le choc de la non-utilisation des ressources fossiles. À ce sujet, Abdourahmane Diouf de préciser que le continent africain n’a reçu que 30 milliards sur les 277 initialement prévus. Chose qui constituerait un frein aux ambitions de transitions énergétiques de nombreux États.

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