Apr-Parcelles Assainies : Bocar Diongue de Cap Émergence relève les incohérences du maire Moussa Sy

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Membre de la Convergence des Cadres Républicains, Bocar Diongue n’a pas du tout digéré la dernière sortie du maire transhumant de la commune des Parcelles Assainies. C’était lors de son passage à l’émission Faram Faccé de la Tfm.

Selon M. Diongue «Moussa Sy ne raconte que des contrevérités, c’est un manipulateur».
Le compagnonnage entre Moussa Sy et ses nouveaux camarades du pouvoir aux Parcelles assainies frôle le divorce.

Ses sorties médiatiques risquent de le précipiter avec, selon des cadres de l’Apr de sa commune, ses «contrevérités» par rapport à son leadership dans la localité.

Deux ans après son ralliement au camp présidentiel, Moussa Sy et ses camarades de l’Apr des Parcelles Assainies ne parlent plus le même langage. Leur divorce, s’il n’est pas consommé, n’est qu’une question de jours.

Surtout que ses sorties médiatiques sont très mal appréciées par les cadres de sa localité qui le qualifient d’«imposteur».

En attestent, soulignent-ils, ses propos tenus dans un plateau de télévision de la place. «C’est déplorable de révéler que lors des élections législatives de 2017 la mouvance présidentielle a remporté le scrutin grâce à l’utilisation abusive d’ordonnances de vote.

C’est totalement faux. Moussa Sy ne raconte que des contrevérités, c’est un manipulateur. Il est de mauvaise foi», confie Bocar Ndiongue, membre de la Convergence des cadres républicains (Ccr). «Nous l’avions gagné parce que nous avions vendu aux populations le bilan des réalisations du chef de l’Etat.

Il est resté amer parce que c’était sa deuxième défaite dans la commune après celle du référendum en 2016», poursuit le président du Mouvement Cap Emergence.

Selon ce dernier, les populations ont tourné le dos à Moussa Sy depuis belle lurette. Moussa Sy, déplore Bocar Ndiongue, fait croire que 7/10 des Parcellois lui ont donné un feu vert de s’allier avec le pouvoir.

Ce qui, dit-il, relève d’une contrevérité. «Sur le plan des chiffres, sa déclaration ne reflète pas la réalité. S’il dit que 7/10 de ces électeurs lui ont donné feu vert, nous considérons que 70 % de l’électorat devraient échoir au président de la République. Or tel n’a pas été le cas. Nous avions eu à engager 31 voire 32 % de l’électorat.

Les seconds sont venus avec 18 %», rétablit-t-il. «Qu’est-ce qu’il nous a réellement apporté ? C’est la réponse que nous attendons toujours», martèle-t-il.
Le bilan du maire, Moussa Sy, fait également l’objet de contestation.

A l’exception d’une piscine, souligne Bocar Ndiongue, aucune réalisation matérielle n’a été recensée dans la commune des Parcelles assainies. «Il doit se taire. Le seul bilan qu’il exhibe, c’est la piscine qui, en réalité, n’est qu’un abreuvoir. Il l’a construite au bout de 3 voire 4 ans pour un coût presque de 90 millions de francs Cfa. C’est loin d’être les priorités des populations.

C’est le seul bilan matériel de ce qu’il a réalisé. En outre, il parle du paiement de son personnel, les versements de la ville de Dakar. Au même moment, il y a des salles de classe au niveau des unités 12 et 16 dans un état de délabrement très avancé.

Elles sont sans fenêtres. Il peine à les réfectionner», ajoute Bocar Ndiongue. Concernant le stade communal, Bocar reconnait que le projet appartient à l’actuel maire des Parcelles. «La plupart des postes de santé de la commune peinent à avoir des médicaments de base.

Tout au plus, conscient de cela, le président compte réfectionner et transformer le poste de santé Mame Abdou en centre de santé de niveau 2», se félicite Bocar Ndiongue qui souligne que Moussa Sy est en train de voler, de s’approprier le bilan du chef de l’Etat.

A chaque fois qu’on l’interpelle, selon Bocar Ndiongue, sur la candidature de Macky Sall en 2024, Moussa Sy se met à tergiverser. «Il soutient que c’est en 2023 qu’il se prononcera sur la question. Tout cela sème le doute.

Il a un regard ailleurs. Son comportement nous conforte dans notre position parce qu’il a eu à trahir le maire, Pape Diop. Il a eu à trahir Khalifa Sall. L’adage dit ‘Qui trahit, trahira’. Évidemment, il trahira le chef de l’Etat. On n’en doute pas. Ce n’est qu’une question de date», prévient-il. «Quoi qu’il en soit, nous ne serons jamais derrière lui. Il n’inspira pas confiance. Il n’a aucun bilan.

La commune mérite un autre maire. Nous ne sommes pas prêts et nous nous ne rangerons pas derrière lui. De toutes les façons, l’Apr, dans sa globalité, aura un candidat aux Parcelles assainies. C’est ce que nous soutenons et réclamons», affirme-t-il.

 

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